Service habitat

La dépendance n’est pas forcément liée à l’âge la part actuelle des personnes dépendantes (au sens institutionnel) est parmi les plus de 60 ans, de 8%. Autrement dit 92% sont non dépendantes. Entre les personnes dépendantes et les personnes autonomes, il existe donc un continuum de situations incarnées par des pertes de capacités plus ou moins marquées. Pour les qualifier, une piste intéressante est d’utiliser la notion de « fragilité ». Les personnes fragilisées sont toujours plus représentées que les personnes dépendantes. Il s’agit de personnes, seules ou en couples, qui composent avec des difficultés que leur impose le vieillissement, en adaptant leur existence à leurs limitations fonctionnelles. Elles peuvent dans la plupart des cas continuer à vivre à domicile, souvent grâce au soutien apporté par des tiers ou des aidants familiaux.
Les pouvoirs publics considèrent avec une attention grandissante le lien entre le vieillissement et le logement.

La loi du 11/02/2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, a affirmé le rôle de l’habitat dans le maintien de l’autonomie. C’est au sein du domicile que l’accompagnement  du vieillissement se conçoit. Mais encore faut-il que ce domicile soit adapté à son occupant vieillissant.

Aujourd’hui quand le maintien à domicile n’est plus possible l’orientation vers des institutions spécialisées est l’ultime recours. Entre le logement ordinaire (adapté ou non) et l’établissement pour personnes âgées dépendantes se situe une autre offre résidentielle.
Il s’agit des « habitats intermédiaires » conçus pour des retraités plus ou moins âgés, donc potentiellement fragilisés ou « fragilisables ». Ces habitats  proposent une alternative au logement ordinaire, en partageant le quotidien et en rompant de ce fait avec la solitude.
Le projet HABITAT ALTERNATIF porté par l’ATI doit permettre d’offrir aux personnes vieillissantes de Gironde une alternative à la limitation fonctionnelle ou à  l’isolement  dont souffrent certains retraités.

Analyse de l’existant :
A ce jour, sur la Gironde il existe des logements en colocation pour un public repéré comme fragiles (traumatisés crâniens, patients relevant de la psychiatrie) qui ont démontré leur pertinence pour éviter l’institutionnalisation de type FAM, MAS ou hôpital psychiatrique.
A notre connaissance, il n’existe pas de tels dispositifs pour la prise en compte des personnes âgées. La seule offre disponible est proposée par les bailleurs sociaux (LOGEVIE, AQUITANIS) et s’oriente vers des logements inter-générationnels.
Pour que ce projet fonctionne, il nécessite l’association d’une offre de logements adaptée au public ciblé.
L’HABITAT ALTERNATIF propose un logement associé à un service.
Dans cette optique, nous souhaitons solliciter des partenaires privilégiés tels LOGEVIE, AQUITANIS, GIRONDE HABITAT, CLAIRSIENNE, DOMOFRANCE afin de proposer des logements adaptés à la dépendance et au handicap en y joignant une prestation de services.

Les partenaires :
De nombreuses lois prônent le  maintien à domicile (loi 2005, loi ASV 2015) des personnes âgées vieillissantes. Le projet lucioles s’appuie sur cette volonté des pouvoirs publics de permettre à une population d’accéder à une offre d’hébergement alternative à l’institutionnalisation. Le service veillera à offrir une coordination des dispositifs existants sur le territoire tels que les CLICS, les SSIAD, les SAAD, le service APA, etc…afin de  permettre une continuité dans l’offre d’accompagnement et de soins.

L’ATI propose:
de trouver un lieu de vie alternatif adapté solidaire,
de mettre en place une offre de services spécifiques aux besoins de chaque occupant,
de favoriser le maintien des liens sociaux et des réseaux sociaux,
de maintenir une veille

L’hébergement
Une collaboration avec de nombreux bailleurs sociaux:
Logévie,
Aquitanis,
Domofrance
Permet la mise à disposition de logement sociaux adaptés dans les résidences aux normes BBC. Certains bailleurs sociaux travaillent sur des projets intergénérationnel pour faciliter le maintien des liens sociaux et de favoriser la solidarité.

Les services
Une collaboration avec de nombreuses associations d’aide à la personne, de professionnels de santé et d’artisans vont nous permettre aux besoins spécifiques de chaque colocataire.

La veille
Des professionnels restent disponibles par téléphone pour répondre aux besoins et aux difficultés de chacun des co-locataires.
Une visite hebdomadaire pour faire le point avec les colocataires sur le quotidien et pour réajuster les besoins de chacun.